La BPCO



Il existe une prise en charge aussi bien médicamenteuse que comportementale et hygiénique.
La première action contre la maladie consiste à supprimer l'exposition aux facteurs de risques. L'arrêt du tabac est un impératif ainsi que celui de l'exposition aux polluants responsables des troubles respiratoires pour enrayer l'évolution vers une insuffisance respiratoire sévère.
Concernant le tabac, tous les moyens doivent être mis en ouvre pour convaincre le patient d'arrêter de fumer, par exemple l'inciter à aller aux consultations anti-tabac, utiliser les gommes à mâcher, . (se reporter au dossier sevrage tabagique).


Les patients porteurs d'une bronchite chronique dyspnéique et intolérants à l'effort devraient pratiquer des programmes de réentraînement à l'exercice physique (en institution, en ambulatoire ou à domicile). La réhabilitation respiratoire est un élément majeur de la prise en charge de ces malades. Elle améliore leur qualité de vie (3).
Une OLD est indiquée chez les patients lorsque, à distance d'un épisode aigu et sous réserve d'un traitement optimal (arrêt du tabagisme, traitement bronchodilatateur et kinésithérapie), 2 mesures des gaz du sang artériel en air ambiant à au moins 3 semaines d'intervalle ont montré une paO2 diurne inférieure ou égale à 55 mmHg (3).
Les théophyllines sont proposées en cas de difficulté d'utilisation des bronchodilatateurs inhalés ou d'amélioration insuffisante de la dyspnée.
La vaccination anti-grippale annuelle est indiquée dans la BPCO (3).
La vaccination anti-pneumococcique, répétée tous les 5 ans, est souhaitable chez les patients âgés de plus de 65 ans ou dont la BPCO est sévère (3).
Source :
(3) SPLF - Recommandations pour la prise en charge de la BPCO - Actualisation 2003. Argumentaire, Rev. Mal. Respir. 2003 ; (20) : 4539-45
