Comme pour tout traitement, il existe des effets indésirables secondaires à la prise d'un médicament et le rapport du bénéfice/risque est toujours à évaluer.
Le THS est volontiers proposé chez des femmes ménopausées qui présentent des symptômes climatériques.
En effet, le THS oestroprogestatif augmente le risque de survenue d'un cancer du sein au fur et à mesure que sa durée augmente. Ce risque augmente de manière significative après 5 ans de traitement, il est donc conseillé de limiter ce traitement : 2 à 3 ans en moyenne sont suffisants.
Il est important de vous conformer à la prescription de votre médecin.
Le risque de cancer du sein diminue après l'arrêt du THS et revient dans les 5 ans suivant l'arrêt du traitement, à un niveau proche de celui d'une femme qui n'a pas pris de THS.(4)
Le THS est contre-indiqué en cas d'antécédent de cancer du sein.
Il est important de discuter de l'opportunité de ce traitement avec votre médecin, du bénéfice que vous pouvez en tirer et du risque qui serait pris.
Un THS à base d'oestrogènes seuls ne semble pas, d'après les données actuelles, augmenter le risque de cancer du sein mais expose à un risque cardiovasculaire et un risque de cancer de l'endomètre accru. (4)
Pour éviter les problèmes, le meilleur suivi consiste en la consultation régulière de votre médecin (par exemple 2 fois par an), en vue d'un examen gynécologique et à la participation tous les 2 ans au programme de dépistage du cancer du sein par mammographie. (4)
Si vous avez des questions, parlez-en à votre médecin.
Source :
4. Traitements hormonaux substitutifs de la ménopause, rapport d'orientation. ANAES/afssaps : 11 mai 2004