Le cancer du col de l'utérus

 
Définition

L'utérus est un des organes de l'appareil génital de la femme. Il est composé de deux parties : le corps et le col.

C'est à l'intérieur du corps de l'utérus que se développe le foetus après la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde

Col de l'utérus Le col de l'utérus est la partie basse de l'organe ; il met en communication le corps de l'utérus avec le vagin et l'extérieur. Il se présente sous la forme d'un cylindre aux parois épaisses et dont la lumière centrale est virtuelle en temps normal.
  • La partie du col qui se trouve exposée au vagin s'appelle l'exocol. Le médecin peut le visualiser grâce à l'utilisation d'un spéculum introduit dans le vagin et dont il écarte les parois.
  • La paroi interne du col s'appelle l'endocol, elle n'est quasiment pas visible.

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Le col de l'utérus est un lieu de passage :
  • Au moment des règles, il laisse passer le sang des règles, qui s'écoule vers le vagin et l'extérieur ;
  • Après un rapport sexuel, le col laisse remonter le liquide séminal contenant les spermatozoïdes vers le corps de l'utérus (puis vers les trompes et les ovaires pour éventuellement féconder un ovule).

    Si le liquide séminal est contaminé par des microbes, ceux-ci pourront infecter les organes génitaux féminins, du vagin jusqu'aux trompes en passant par le col de l'utérus;

  • A la fin de la grossesse le col utérin se modifie, et quand arrive le moment de l'accouchement, il s'efface complètement pour laisser passer le bébé et permettre la naissance.

Le cancer du col de l'utérus correspond au développement d'une tumeur maligne au sein de ses tissus.
C'est un cancer sexuellement transmissible impliquant un virus : le virus HPV (Human Papilloma Virus) d'un type particulier « dit à haut risque » (ou oncogène).

Col de l'utérus

Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus à ADN, de petite taille, qui infectent spécifiquement la peau et les muqueuses. Certains types, dits « non oncogènes », induisent des lésions bénignes, telles que des verrues, des papillomes ou des condylomes, alors que les types dits « oncogènes » sont responsables du cancer du col.
70% des infections à HPV sont transitoires, le virus étant éliminé naturellement par le système immunitaire en un an environ (1). Mais le cancer peut se développer si l'infection devient persistante (2). Les virus HPV sont retrouvés dans 99,7% des cancers du col de l'utérus (3), ce qui explique que l'infection à HPV soit considérée comme la cause nécessaire du cancer du col.

Sources :
1. Ho GY and al. Natural history of cervicovaginal papillomavirus infection in young women. N Engl J Med 1998; 338: 423-428.
2. Bosch FX and al. The causal relation between human papillomavirus and cervical cancer. J Clin Pathol 2002; 55:244-265.
3. Harper DM, et al. Efficacy of a bivalent L1 virus-like particle vaccine in prevention of infection with human papillomavirus types 16 and 18 in young women: a randomised controlled trial. Lancet. 2004;364:1757-65.


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