Le diabète de type II
Facteurs de risques
La présence d'un ou plusieurs facteurs de risque chez une personne multiplie les risques de développer un diabète.
- L'obésité et les facteurs environnementaux
L'obésité favorise l'apparition du diabète de type II : les personnes ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) supérieur à 30 (donc qualifiées d'obèses) ont environ 10 fois plus de risque de devenir diabétique. (2)
De plus, il existe un autre facteur à prendre en compte qui est le Rapport Taille/Hanche. Lorsque la graisse est majoritairement localisée au niveau du tronc, on parle d'obésité androïde, et c'est là encore un facteur de risque supplémentaire au développement d'un diabète.
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Cette obésité est notamment due au mode de vie actuel : les apports énergétiques dépassent trop souvent les dépenses.
On assiste effectivement à un bouleversement de l'alimentation dans les sociétés occidentales. Ce n'est pas tant la quantité de l'alimentation qui a changé, mais surtout sa qualité. On observe notamment une augmentation de la quantité de lipides ingérés (graisses alimentaires), mais également un excès de la consommation des glucides à fort index glycémiques (comme les boissons sucrées par exemple). (2)
De plus, les modes de vie actuels se caractérisent par une sédentarité et un manque d'exercice physique croissant. Les conditions de vie et de travail sont de plus en plus confortables, et les loisirs plus sédentaires.
D'ailleurs, l'obésité est corrélée au nombre de voitures par foyer ou aux nombres d'heures passées devant la télévision. (2)
L'association de ces facteurs construit peu à peu le terrain du diabète. Les experts parlent même de " diabésité " pour qualifier cette épidémie de cas de diabète dus à l'obésité. On estime qu'actuellement plus de 1,1 milliard de personnes sont en surpoids dans le monde, parmi lesquels 320 millions d'obèses. (3)

- L'hérédité
Aux facteurs environnementaux viennent s'ajouter les facteurs génétiques.

Le diabète de type II est une maladie à prédisposition familiale. En effet, l'existence d'un père ou d'une mère diabétique multiplie le risque de survenue de la maladie par deux.
De même, un quart des frères et soeurs d'un diabétique de type II sont ou seront atteints. A savoir, chez les vrais jumeaux, si l'un souffre de diabète, l'autre présente un risque de presque de 100% d'être touché(2).
- L'âge
Le risque de diabète de type II augmente avec l'âge(2). Actuellement, la tranche d'âge la plus touchée par le diabète est celle des 40-59 ans(3).
- La grossesse
Un diabète gestationnel peut se révéler dès la 24ème semaine de grossesse, lors d'une glycémie à jeun. Cette affection, touchant 3% des femmes enceintes, disparaît en général après la grossesse.
Cependant, il s'avère être un facteur de risque ultérieur de diabète de type II chez la mère, au même titre que la naissance d'enfants de plus de 4 kg(1).
De façon plus inquiétante, on constate que des enfants nés de mères ayant souffert de diabète gestationnel ont un risque plus élevé d'obésité et de diabète de type II(2).

- Le syndrome métabolique(3)
La notion de syndrome métabolique est ancienne : cette constellation de facteurs de risque cardiovasculaire qui survient au décours d'une accumulation de masse grasse intra-abdominale majore le risque cardiovasculaire des diabétiques ; elle a été décrite notamment sous les entités d'obésité androïde, de syndrome X et de syndrome d'insulinorésistance.
Trois définitions ont été successivement proposées par l'OMS et par des groupes américains et européens ; elles ont en commun la présence de trois anomalies choisies dans une liste comprenant :
- l'obésité abdominale,
- des anomalies lipidiques,
- un trouble de la glycorégulation,
- une hypertension artérielle.
L'International Diabetes Federation (IDF) a proposé en 2005 une nouvelle définition, l'association d'une obésité centrale (définie pour les européens par un tour de taille supérieur à 94 cm chez l'homme et 80 cm chez la femme) et de deux des quatre facteurs de risque cardiovasculaire suivants :
- Triglycéridémie
TG
1,70 mM/l ( 1,50 g/l ) ou traitement hypolipémiant.
- Diminution du HDL- cholestérol ou traitement hypolipémiant
<1,03 (H) ou 1,29 (F) mM/l,
< 0,40 (H) ou 0,50 (F) g/l.
P
- ression artérielle ou traitement anti-hypertenseur
130 et/ou 85 mmHg.
- Glycémie à jeun ou diabète de type 2
5,6 mM/l (1,00 g/l).
Si supérieur à 5,6 mM/l, un test oral de tolérance au glucose est recommandé ; mais il n'est pas nécessaire pour définir la présence d'un syndrome métabolique.

Sources :
1. ANAES. Principes du dépistage du diabète de type II, février 2003.
2. Grimaldi André. EMC référence diabète de type 2
3. Diabetes Atlas 2003. Fédération international diabète.
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