L'Epilepsie



75 à 80% des enfants souffrant d'épilepsie voient leurs crises disparaître à l'adolescence ou à l'âge adulte à la suite d'un traitement anti-épileptique. Les crises d'épilepsie n'ont souvent pas d'incidence irréversible sur l'intelligence ou les capacités d'acquisition de l'enfant.
De nombreux enfants épileptiques ont une scolarité normale.
Néanmoins, quelques uns d'entre eux présentent des troubles du comportement, des difficultés d'apprentissage (lecture, écriture, calcul) associés à leur maladie épileptique et qui peuvent retentir sur leur scolarité. D'autres souffrent de forme sévère d'épilepsie le plus souvent secondaire à une pathologie cérébrale et associée à des troubles psychomoteurs. Il existe aussi des épilepsies pharmaco-résistantes où la maladie n'est pas équilibrée par les traitements. Les crises peuvent avoir un retentissement sur la vie scolaire, familiale et sociale de l'enfant.
Le médecin expliquera à la famille de quel type d'épilepsie souffre le jeune patient, ce que l'on peut attendre des traitements actuels et quel mode de surveillance il faudra adopter face aux crises afin que l'enfant ait une vie la plus proche possible de la normale.
L'épilepsie est susceptible d'affecter fortement ses activités sociales. L'adolescent a souvent des attitudes de négation, de rejet d'une maladie dont il ne comprend pas la cause et qu'il peut vivre comme une injustice. L'entourage familial, amical et médical pourra l'aider à passer cette période difficile.
Plusieurs questions vont se poser chez la femme épileptique désirant une grossesse :
L'épilepsie ne constitue pas une contre-indication au déroulement d'une grossesse chez une patiente.
Il conviendra de programmer et d'encadrer cette grossesse, dès le début, conjointement entre le neurologue et l'obstétricien.
L'effet de la grossesse sur l'épilepsie est difficile à prévoir.En pratique, il faudra anticiper, programmer et bien surveiller la grossesse en concertation avec la patiente, adapter le traitement anti-épileptique à la situation en l'allégeant le plus possible, supplémenter la femme enceinte en acide folique et éventuellement en vitamine K. Au moment de l'accouchement et en période de post-partum, la fatigue, le stress, la privation de sommeil et les bouleversements hormonaux peuvent influer sur la maladie épileptique et sur la fréquence des crises. S'assurer des plages de repos, une bonne observance du traitement, un contact direct avec le médecin, sont importants au cours de cette période d'adaptation.
Les médicaments antiépileptiques passent dans le lait maternel aussi, l'allaitement au sein sera discuté au cas par cas.
Source :
(1) www.santé.gouv.fr
(2) Hôpitaux Universitaire de Genève ; www.hug-ge.ch
