


Il faut prévenir les patients de l'existence de certains facteurs favorisant les crises d'épilepsie comme le manque de sommeil, la fièvre, la prise d'alcool ou d'autres excitants ou de certains médicaments.
La plupart des épilepsies bien contrôlées permettent de vivre pratiquement normalement, il est néanmoins nécessaire :Les enfants auront une scolarité normale dans la plupart des cas.
Il est possible de conduire si le médecin estime que la maladie est bien contrôlée.
Les crises, quel que soit leur type, font courir des risques à tout moment au malade et à son entourage. Il faut en tenir compte et une certaine dépendance est parfois obligatoire quand une épilepsie est résistante ou mal contrôlée par les traitements médicamenteux.
La gravité des crises existe compte tenu des risques d'accidents liés aux crises : accident de la voie publique, chutes en particulier dans les escaliers, dans la cuisine avec risques de brûlures, noyades, ainsi qu'à ceux de mort subite.
L'état de mal épileptique, au cours duquel les crises durent plus de 10 minutes, constitue une urgence parfois vitale.
Les médicaments anti-épileptiques
Ils visent à réduire la fréquence des crises. Dans certains cas, les crises disparaissent totalement.
Le médecin prescrit généralement une monothérapie, c'est-à-dire un seul anti-épileptique. Des associations de médicaments seront proposées en cas d'échec de la monothérapie.
Dans certains cas, le médecin pourra proposer un arrêt progressif du traitement anti-épileptique en concertation avec le patient après une période d'au moins 2 ans sans crise et si l'EEG est normal.
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Les médicaments dont on dispose actuellement visent à empêcher la récidive des crises mais ne s'attaquent pas à la cause de l'épilepsie. Les chercheurs s'attellent désormais à trouver des molécules capables de s'opposer à la lésion cérébrale responsable de l'épilepsie.
Certains médicaments antiépileptiques ont des effets indésirables parfois difficilement acceptés par les patients : d'ordre esthétique comme la prise de poids, des éruptions cutanées, ... mais aussi neurologiques : troubles de l'humeur, de la mémoire, . il est nécessaire d'en parler avec son médecin, de trouver ensemble le médicament le plus acceptable en tenant compte de son efficacité et de sa tolérance, mais en aucun cas d'arrêter le traitement ou modifier la posologie de sa propre initiative.
On estime que deux tiers des patients épileptiques sont contrôlés par un traitement médical, soit d'emblée soit après des adaptations thérapeutiques.(1)
Environ un tiers de patients épileptiques est pharmaco-résistant, c'est-à-dire des patients pour lesquels les traitements médicamenteux se sont révélés peu efficaces voire inefficaces, essentiellement dans le cas d'épilepsies partielles. (1)
Le traitement chirurgical des épilepsies est parfois proposé pour palier aux échecs d'un traitement médical dans des conditions restrictives.
Cette chirurgie est dite fonctionnelle et consiste d'une part à identifier précisément le foyer épileptogène, c'est-à-dire la zone cérébrale à l'origine des crises, et d'autre part décider si cette région peut être réséquée. Le foyer épileptogène peut être localisé dans une région « sensible » (notamment la région motrice, responsable des mouvements du corps) et nécessiter des explorations complémentaires avant décision.
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Chez la femme, il peut être nécessaire d'adapter le traitement antiépileptique au moment de la puberté et de la ménopause au cours desquelles où des modifications hormonales importantes apparaissent.
Des traitements antiépileptiques peuvent diminuer l'efficacité des contraceptifs oraux, de même que certains contraceptifs diminueront l'efficacité de médicaments antiépileptiques ; le médecin adaptera les traitements, et pourra proposer d'autres techniques contraceptives, en fonction de l'activité sexuelle de la femme et de son désir de grossesse ou non.
Les médicaments anti-épileptiques peuvent exposer à un risque accru de malformations congénitales Au vu des connaissances scientifiques actualisées, le médecin détermine le traitement le plus adapté pour la mère et son futur enfant.

La décision de mettre en route ou non un traitement anti-épileptique chez les personnes âgées devra également se poser en fonction de la fréquence et du caractère invalidant ou non des manifestations épileptiques.
Le traitement devra prendre en compte les caractéristiques et spécificités de cette tranche d'âge : autres maladies, autres médicaments, profil psychologique et social.
Tout particulièrement chez le sujet âgé, on privilégiera la monothérapie avec des médicaments anti-épileptiques bien tolérés, faciles d'emploi et surtout non sédatifs afin de maintenir au mieux l'intégrité des fonctions cognitives.
Source :
(1) Dr. Charlotte Dravet, LFCE)
