L'Epilepsie
Facteurs de risque
Plusieurs causes sont incriminées :
- Facteurs génétiques :
La plupart des épilepsies dont la cause est génétique sont des épilepsies polygéniques, ce qui signifie que la transmission de la maladie implique plusieurs gènes. C'est l'effet conjoint de ces gènes, interagissant entre eux et l'environnement, qui entraîne la survenue d'une épilepsie. Pour l'épilepsie polygénique, les conséquences cliniques de la transmission sont très difficiles à prédire.
Seules 10 à 15 % des épilepsies d'origine génétique sont monogéniques : celles-ci n'impliquent alors qu'un seul gène et se transmettent de génération en génération de manière prévisible.
La génétique des épilepsies étant très complexe, les recherches portant sur l'identification des gènes responsables de la maladie exigent beaucoup de temps. Par ailleurs, les chercheurs disposent désormais de modèles animaux d'épilepsies génétiques et sur lesquels ils peuvent tester de nouvelles molécules.

- Facteurs de maturation cérébrale :
Un grand nombre d'épilepsies de l'enfant sont liées à des facteurs de maturation cérébrale. Jusqu'à l'âge de 10 ans, le cerveau est en effet particulièrement excitable car en plein développement, ce qui explique la survenue d'une épilepsie chez certains jeunes enfants, mais aussi sa disparition lorsque le cerveau est « stabilisé ».

- L'existence d'une lésion cérébrale :
Tout type de lésion cérébrale (congénitale ou acquise, d'origine traumatique, infectieuse, vasculaire, tumorale, dégénérative) peut entraîner une crise d'épilepsie qui témoigne de la souffrance du cerveau. Chez des enfants épileptiques, on peut mettre en évidence une malformation cérébrale à l'origine de l'épilepsie. Ces malformations sont parfois très visibles dès les premiers jours de la vie, notamment lorsqu'elles sont très étendues. Chez d'autres patients, l'existence d'un traumatisme crânien, d'un accident vasculaire cérébral ou d'une encéphalite sont à même d'engendrer des crises d'épilepsie.

Certaines crises d'épilepsie sont d'origine inconnue. Il s'agit alors d'épilepsie cryptogénique.
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