L'Epilepsie

Symptômes et diagnostic


Epilepsie

Il n'existe pas " une maladie épileptique " uniforme, mais plusieurs formes d'épilepsies avec des causes et des signes cliniques différents, l'ensemble formant un éventail très large d'épilepsies. La classification internationale des épilepsies et des syndromes épileptiques (1981) prend en compte différents paramètres : d'une part le type et le mécanisme des crises et d'autre part, la cause de l'épilepsie et les données électroencéphalographiques.
> Consultez notre rubrique examens expliqués

On distingue deux grands types de crises d'épilepsies : les crises généralisées (30% des cas) et les crises partielles ou focales (60 %), auxquelles il faut ajouter 10% d'épilepsies cryptogéniques.

Les crises partielles sont plus fréquentes chez l'adulte et le sujet âgé et les crises généralisées sont plus fréquentes chez l'enfant

Les crises généralisées :
Elles mettent d'emblée en jeu les deux hémisphères du cerveau. Il existe au moins trois types de crises rencontrées chez l'adulte :
  • Les crises tonico-cloniques très impressionnantes, (autrefois appelées " grand mal ") se manifestant par une perte de connaissance avec chute accompagnée de mouvements convulsifs et parfois de perte d'urines.
  • Les myoclonies qui sont des secousses isolées massives bilatérales et brèves sans perte de conscience.
  • Les absences se traduisant, comme leur nom l'indique, par une brève rupture du contact, typiquement isolée.
Les crises partielles ou focales :
Elles démarrent en un point bien précis du cortex cérébral. Les signes et les symptômes dépendent donc de l'origine et de la propagation des décharges et sont extraordinairement variés.
On distingue les crises partielles simples qui n'entraînent aucune altération de la conscience des crises partielles complexes qui, à l'inverse, s'accompagnent d'un trouble de la conscience pendant la crise.
Ces crises partielles sont susceptibles de se généraliser secondairement pour devenir des crises tonico-cloniques.

A l'intérieur de ces deux groupes, figurent des subdivisions qui rendent compte des différentes causes de l'épilepsie. On distingue ainsi les épilepsies idiopathiques, symptomatiques et cryptogéniques.

  • Les épilepsies idiopathiques :
    Liées à l'âge (enfance, adolescence) et probablement d'origine génétique, ces épilepsies sont le plus souvent bénignes et ne comportent pas de lésions cérébrales. Elles s'accompagnent d'un examen neurologique et radiologique normal.
  • Les épilepsies symptomatiques :
    Elles sont la conséquence d'une lésion cérébrale connue et/ou visualisée. Par exemple, elles peuvent être dues à une lésion malformative du cerveau, un accident vasculaire cérébral, ...
  • Les épilepsies cryptogéniques :
    Pour ces épilepsies, une lésion cérébrale est suspectée d'être la cause de l'épilepsie. Toutefois, cette cause ne peut être prouvée par les moyens diagnostiques actuels.

Un certain nombre d'épilepsies qualifiées auparavant de cryptogéniques seraient en fait des épilepsies symptomatiques car des lésions cérébrales sont aujourd'hui diagnostiquées grâce à l'évolution permanente des appareils de diagnostic (Imagerie par résonance magnétique -IRM- ou scanner).


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Il repose sur l'examen clinique du patient et l'interrogatoire des témoins, afin de faire préciser les circonstances et le déroulement de la crise.

Pour confirmer le diagnostic, le médecin prescrit un EEG (électroencéphalogramme) qui permet, à partir d'électrodes déposées sur le cuir chevelu, d'enregistrer des potentiels électriques cérébraux. Cet examen est généralement réalisé entre les crises.

Chez les patients sujets à des crises très fréquentes, les spécialistes proposent parfois un EEG couplé à la vidéo "la vidéo EEG" pour observer les symptômes électro-cliniques au cours des crises.

Lorsqu'une cause lésionnelle est suspectée, le médecin prescrit une radiographie du crâne, un scanner et/ou une IRM cérébrale.

Le diagnostic d'épilepsie doit éliminer notamment les syncopes et des épisodes de nature comportementale.

> Consultez notre rubrique examens expliqués


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Les épilepsies les plus fréquemment rencontrées chez l'enfant sont l'épilepsie-absences et l'épilepsie partielle à paroxysme rolandique. Elles sont le plus souvent bénignes.

  • L'épilepsie-absences de l'enfant apparaît souvent vers l'âge de 5 ans. Elle se manifeste par des ruptures de contact qui durent environ 20 secondes, un regard fixe... Après la crise, l'enfant retrouve un état de conscience normal. La fréquence des crises est parfois très élevée, surtout au début de la maladie.
  • L'épilepsie partielle à paroxysme rolandique : des crises d'une à deux minutes surviennent surtout lors de l'endormissement ou au réveil. Les enfants émettent des bruits oro-pharyngés, souffrent d'une hyper-salivation et s'expriment difficilement.


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Bien que les hormones féminines ne soient pas épileptogènes, elles peuvent avoir un lien avec la fréquence des crises, leurs caractéristiques peuvent changer au moment de la puberté, de la ménopause, ou selon la période du cycle (par rapport aux règles et à l'ovulation).

Consultez nos rubriques :
> Evolution et complications : cas particulier de la femme enceinte
> Prise en charge : Les traitements anti-épileptiques chez la femme


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Epilepsie

La survenue de crises épileptiques chez le sujet âgé est fréquente. Leur diagnostic est difficile du fait de l'association d'autres pathologies neurologiques et cardiovasculaires.
Les causes peuvent être multiples mais l'origine vasculaire (accident vasculaire cérébral) prédomine.

> Consultez notre rubrique la prise en charge : du sujet âgé

Source :
(1) www.afssaps-prd.afssaps.fr


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