La filariose lymphatique

Evolution et complications

L'infiltration oedémateuse peut conduire à l'éléphantiasis. Les membres supérieurs et inférieurs, les organes génitaux ou les seins peuvent être atteints ainsi que les poumons et l'appareil urinaire.


Les risques d'infections cutanées aiguës secondaires à la filariose sont importants ; dans les plis formés par les oedèmes, la macération est permanente, les champignons et bactéries s'y développent aisément. Une infection locale peut évoluer vers une septicémie c'est-à-dire une infection généralisée.

Les filaires peuvent atteindre les organes : le poumon et le rein entre autres.

Les filaires peuvent être responsables de chylothorax c'est-à-dire d'un épanchement pleural (lymphe dans la plèvre entourant les poumons). Le chylothorax est dû à l'obturation du canal thoracique, tronc lymphatique principal, par des macrofilaires.

L'appareil urinaire peut aussi être le siège de fistules lympho-urinaires (communication entre le système lymphatique et l'appareil urinaire) qui entraînent le passage de la lymphe et des microfilaires dans les urines, elles se déversent directement dans la vessie donnant alors des urines d'apparence laiteuse (chylurie). Une analyse du sédiment (c'est-à-dire du dépôt) de ces urines peut montrer la présence de nombreuses filaires.


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