La filariose lymphatique

Examens expliqués


Wuchereria bancrofti

Après avoir effectué une prise de sang, on en dépose une goutte sur une lame de verre pour l'observer au microscope après une coloration au MGG (May Grünewald Giemsa). C'est ce qu'on appelle un frottis.

Cet examen doit se faire entre 22h et 4h du matin puisque le ver est actif à ce moment là.


Dans le cadre de la filariose, le but de cet examen est de faire une évaluation statistique de la présence de microfilaires à l'origine de l'infection dans une population de moustiques.

La technique de PCR est basée sur le fait que le parasite responsable de la filariose lymphatique (Wuchereria bancrofi) possède un antigène spécifique connu dont la séquence d'ADN correspondante peut être détectée grâce à une séquence complémentaire connue.

Cette technique automatisée permet de détecter rapidement, au sein de toute une population de moustiques, les porteurs de cet antigène filarien et d'évaluer la sérologie.

L'ADN est composé de 2 brins parallèles dont les séquences d'acides nucléiques qui constituent chaque brin sont complémentaires. Ainsi, si on connaît la séquence d'un des 2 brins, on peut en déduire la séquence complémentaire.

Pour analyser un échantillon de moustiques suspecté de contenir des Wuchereria bancrofi, une séquence d'ADN complémentaire (de l'ADN du parasite) va être ajoutée à l'échantillon et s'associer à la séquence du parasite mettant ainsi en évidence sa présence.

A l'heure actuelle, compte tenu des moyens technologiques, on peut réaliser cette opération à grande échelle c'est à dire analyser plusieurs centaines de moustiques par jour. Ceci permet de déterminer le pourcentage de moustiques infestés dans une population.


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