


Le lymphoedème chronique et l'éléphantiasis s'accompagnent souvent d'inflammations aiguës localisées de la peau et du système lymphatique avec la présence de lymphangites et d'adénopathies, pouvant être dues à une résistance immunitaire du parasite.
Le plus souvent on observe des infections bactériennes secondaires à la stase de la lymphe :Pour éviter les surinfections cutanées, il est nécessaire d'observer une excellente hygiène. En effet, des mesures d'hygiène régulières et simples peuvent s'avérer particulièrement efficaces lorsqu'il s'agit de prévenir des épisodes douloureux. Ils peuvent même faire disparaître une partie des dommages déjà subis.

Ces mesures consistent à laver régulièrement au savon et à l'eau les parties malades, à faire travailler les membres atteints et à pratiquer des exercices simples à la maison, dormir en surélevant les membres atteints, porter des chaussures confortables.
Il est possible de traiter une personne atteinte de filariose par des médicaments.
Ces produits ne détruisent que les microfilaires (larves). Le traitement n'aura pas d'effet sur les filaires adultes et les pathologies chroniques telles que l'éléphantiasis.
Cette thérapeutique est mise en ouvre pour tenter de diminuer la transmission de la maladie : en effet, s'il n'y a plus de microfilaire dans un organisme, le moustique qui pique ne sera pas infesté et ne transmettra pas la maladie. Ainsi, un traitement régulier de toute une population pendant plusieurs années consécutives pourrait théoriquement éradiquer la maladie.
Des programmes internationaux sont aujourd'hui mis en ouvre dans les zones d'endémie en utilisant le principe de stopper le cycle de développement du parasite au niveau de la transmission des microfilaires de l'homme au moustique.
