


Il n'existe pas de transmission de la maladie d'homme à homme.
C'est un moustique femelle qui transmet les parasites.
Au départ, un moustique pique une personne infectée (celle-ci possède de nombreuses microfilaires dans son sang). Le moustique ingère alors ces larves (microfilaires) circulantes en se nourrissant du sang de cette personne.

Le moustique est l'hôte intermédiaire indispensable pour le développement des microfilaires : dans l'organisme du moustique, les microfilaires subissent en 7 à 21 jours un certain nombre de transformations pour pouvoir devenir des formes infestantes. Puis, elles se concentrent dans la trompe de l'insecte et sont alors prêtes à infecter une nouvelle personne.(1)
Lors d'une nouvelle piqûre, les microfilaires infestantes vont s'échapper de la trompe du moustique se répandre à la surface de la peau et pénétrer dans l'organisme humain par l'orifice de la piqûre, contaminant ainsi la personne.
Les microfilaires gagnent alors le système lymphatique et se transforment. Après deux mues, elles auront atteint le stade adulte, on les appelle alors des macrofilaires. Elles peuvent atteindre jusqu'à 10 cm de longueur.
Les macrofilaires peuvent pondre des millions d'oeufs qui se transformeront en microfilaires qui iront infester d'autres personnes par le vecteur indispensable qui est le moustique.
A noter : certains anophèles - moustiques qui transmettent le paludisme - sont également vecteurs de la filariose lymphatique.
> Consultez notre dossier : Le Paludisme
> Consultez notre rubrique mieux comprendre en image : Cycle parasitaire
Les risques de contracter une filariose lymphatique sont minimes lors de séjours de courte durée dans les régions exposées. L'expérience de personnes non régulièrement exposées à la maladie, telle que des touristes, montre qu'il faut être exposé plusieurs semaines et à environ un millier de piqûres de moustiques pour être infecté par la filariose lymphatique. Dans le cas des voyageurs occasionnels en zone d'endémie, leur système immunitaire vient, en général, naturellement à bout des larves infestantes.
Les zones à risques concernent les régions suivantes :
Dans ces zones d'endémie, les manifestations chroniques et aiguës de la filariose lymphatique tendent à se développer plus souvent et plus rapidement chez les réfugiés ou les nouveaux venus que dans la population locale, continuellement exposée à l'infestation.(2)
Sources :
(1) www.who.int
(2) OMS : Relevé épidémiologique hebdomadaire ; No. 20, 2001, 76, 149-156
