La Grippe



La grippe aviaire est avant tout une maladie animale. Toutefois, de manière exceptionnelle, elle peut aussi être à l'origine de contaminations humaines (pour les personnes en étroit contact avec des oiseaux infectés). La grippe aviaire ou « grippe du poulet » est une maladie que les vétérinaires appellent "influenza aviaire".
Le sous-type H5N1 du virus influenza A provoque l'une des formes les plus graves de la grippe aviaire qui peut entraîner une mortalité élevée, notamment chez les dindes et les poulets, provoquant ainsi des épizooties.
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La grippe pandémique est définie par une épidémie de grippe qui s'étend à la quasi-totalité d'une population ou de plusieurs continents, voire dans les cas les plus graves à l'échelle mondiale.
Cette grippe est une maladie animale, qui touche presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques.
Elle peut être fortement contagieuse surtout chez les poulets et les dindes, et est susceptible d'entraîner une mortalité élevée dans ces espèces.
Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d'autres espèces animales comme le porc ou d'autres mammifères (chat domestique,...).
Si les oiseaux sauvages peuvent être porteurs du virus sans être malades en raison de leur résistance naturelle, ils seraient à l'origine de l'introduction de l'infection chez les volailles d'élevage.
On parle d'épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand nombre d'animaux à la fois dans une région donnée, entraînant une mortalité élevée.
Bien que la grippe aviaire soit une maladie animale, le virus de la grippe aviaire a pu, dans quelques cas répertoriés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), se transmettre à l'homme par le biais des sécrétions respiratoires des animaux infectés, leurs déjections ou les plumes et les poussières souillées. Seules les personnes qui ont des contacts étroits, prolongés et répétés avec des animaux malades sont exposées à une contamination par le virus aviaire A (H5N1). La maladie ne semble pas être transmissible d'homme à homme (pas de contamination inter-humaine).
Le risque d'être contaminé en mangeant de la viande ou des oeufs est faible voire négligeable selon l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA). En effet, la cuisson détruit le virus influenza.
La médiatisation de la grippe aviaire au cours de ces dernières années, ainsi que la présence dans la mémoire collective de la grande épidémie de grippe espagnole de 1918, entraînent des craintes dans l'esprit des populations quant au risque d'une pandémie de grippe aviaire.
Comment se transmet le virus chez les animaux ?
Le virus se transmet essentiellement par contamination aérienne (secrétions respiratoires) :
Comment reconnaître la maladie dans un élevage de volailles ?
Après une période d'incubation de 3 à 5 jours, les signes suivants peuvent apparaître dans l'élevage : diminution de l'appétit des volailles, réduction considérable de la production d'oufs, puis évolution vers une mort subite des volailles (la mortalité peut atteindre de 90 à 100%).
Le virus influenza aviaire est-il transmissible de l'animal à l'homme ?
Le virus de la grippe aviaire de type A H5N1 peut se transmettre de l'animal à l'homme. Le phénomène observé depuis janvier 2004 en Asie confirme l'existence de plusieurs cas de transmission de ce type. Le virus influenza A H5N1 a été repéré pour la première fois en 1997, lors d'une épidémie à Hong-Kong. Outre le sous-type H5N1 du virus influenza A, d'autres variants ont été identifiés : le virus H9N2 toujours à Hong-Kong en 1999 et en décembre 2003, le virus H7N7 aux Pays-Bas en avril 2003.
La contamination est aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d'animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections).
Le Virus influenza aviaire est-il transmissible d'homme à homme ?
Une transmission secondaire d'homme à homme est possible mais reste exceptionnelle (3 cas intra-familiaux documentés aux Pays-Bas au printemps 2003 avec le virus A H7N7. Selon l'OMS, à la date du 05 août 2005, il n'existe pas de preuve d'une transmission inter humaine significative en Asie.
Quels sont les signes cliniques de la maladie chez l'homme ?
Après une durée d'incubation pouvant aller jusqu'à 7 jours selon l'OMS, la maladie se présente d'abord comme une grippe banale (fièvre supérieure à 38°C associée à des maux de gorge, des douleurs musculaires et des troubles respiratoires comme une toux), mais elle s'aggrave rapidement du fait de troubles respiratoires sévères.
Existe-t-il un vaccin chez l'homme ? Quand sera-t-il disponible ?
Le vaccin contre la grippe saisonnière, qui est élaboré chaque année ne protège pas contre le virus de la grippe aviaire.
Le vaccin pandémique, sera efficace mais ne sera disponible que quelques semaines après le début de la pandémie. En effet, en cas de pandémie, la souche virale capable de se transmettre d'homme à homme devra être identifié par l'OMS. Un laboratoire de référence préparera la souche vaccinale correspondante. Cette souche sera fournie aux producteurs qui entameront alors, la fabrication du vaccin. Mais il faudra attendre 4 à 6 mois entre le début de la pandémie et la mise à disposition des premières doses de ce vaccin pandémique.
C'est pourquoi les industriels travaillent sur des vaccins pré-pandémiques. Il est effectivement envisageable de produire un vaccin pré-pandémique sur la base de souches aviaires qui aujourd'hui n'infectent l'homme que de manière sporadique mais qui sont susceptibles d'acquérir la capacité de se transmettre d'homme à homme. On peut attendre de ces vaccins pré-pandémiques une efficacité contre le virus pandémique.
Existe-t-il un traitement efficace chez l'homme ?
Le plan de prévention et de lutte (voir chapitre suivant) prévoit la dispensation de certains médicaments antiviraux dès les premiers symptômes ou après une exposition à un malade sans protection adaptée.
Tout délai de prise de ces médicaments se traduisant par une baisse d'efficacité, la prise doit donc se faire au plus vite, si possiblez dans les 12 heures et au plus tard dans les 48 heures suivant l'apparition des symptômes.
L'utilisation de ces antiviraux est résevée en priorité au traitement des malades, leur délivrance gratuite sur ordonnance et leur utilisation prophylactique pouvant s'envisager après évaluation de la situation.
Quelles sont les populations les plus exposées au risque d'infection par le virus aviaire dans les pays affectés ?
Les personnes les plus exposées sont celles qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée :
Que faire en cas de pandémie grippale ?
Si la plupart des experts sont d'avis que le virus de la grippe aviaire constitue la souche pandémique la plus vraisemblable, l'OMS ne sera pas en mesure d'identifier le sous-type exact de la pandémie tant que celui-ci n'aura pas muté.
Par conséquent, il s'écoulera entre 3 et 6 mois entre la détection de la souche pandémique et la mise à disposition d'un vaccin.

Pour faire face à la menace d'une pandémie de grippe aviaire, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recommandé toute une série de mesures stratégiques et a décrit les activités pouvant être mises en place par les pays, la communauté internationale.
En France, le gouvernement a réalisé un plan dit de prévention et de lutte "pandémie grippale", sur la base du plan de l'OMS.
Les pouvoirs publics ont actualisé au mois de janvier 2007 le plan gouvernemental de lutte contre une pandémie grippale.
Ce plan est réactualisé en fonction de l'évolution de la connaissance du risque pandémique et du virus.
Les principaux objectifs de ce plan sont :Ce plan distingue différentes « situations » depuis l'apparition de la maladie chez l'animal jusqu'à l'apparition d'un virus adapté à l'homme, en reprenant la numérotation des 6 phases de la nomenclature de pandémie grippale de l'OMS

Nous sommes actuellement en « situation 3A » du plan national : « cas humains isolés à l'étranger sans transmission interhumaine », correspondant à la phase 3 OMS ci-dessus.
Toutes ces « situations » intègrent chacune des mesures à mettre en oeuvre.

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