L'Herpès

Evolution et complications


La récurrence est l'expression clinique d'une réactivation du virus chez un patient préalablement infecté par le même type de virus.(2)

La récurrence, encore appelée récidive (HSV 1 et 2) a un retentissement sur la qualité de vie, particulièrement pour l'herpès génital.(2)

Les récidives d'herpès génital se présenteront sous forme de vésicules sur le pénis, la vulve, le col de l'utérus, la région anale mais parfois également sur les fesses ou les jambes. Elles sont annoncées par une douleur locale que le patient apprend à reconnaître. Mais les symptômes sont moins sévères que lors de la primo-infection.

En cas de récurrence, l'excrétion virale dure 2 à 4 jours.(2)

S'il existe une maladie de peau telle que de l'eczéma par exemple : une attention particulière s'impose car il existe un risque de dissémination de l'herpès avec la survenue d'un syndrome de Kaposi-Juliusberg.(2) Il faut alors impérativement consulter son médecin.

Excrétion virale asymptomatique(2)
L'excrétion virale est asymptomatique lorsque le virus est excrété en l'absence de signes fonctionnels ou de lésions visibles par le patient ou le médecin. Elle constitue également un mode de transmission démontré de l'herpès génital et de l'herpès néonatal.
La fréquence de l'excrétion virale asymptomatique est très variable d'un individu à l'autre. Elle est plus élevée dans l'année qui suit la primo-infection, chez les femmes qui ont plus de 12 récurrences par an, et dans les 7 jours précédant et suivant une récurrence.


L'Herpès Virus de Type 1 peut être présent dans les lésions, la salive, les sécrétions nasales, les larmes. La contamination peut, ainsi, se faire par contact direct avec les lésions ou des sécrétions contaminées.
L'auto-contamination est également fréquente. La personne porteuse contamine un autre site sur son corps par l'intermédiaire de ses doigts.

La contamination pour HSV2 se fait le plus souvent par contact direct muqueux ou cutanéo-muqueux lors d'un rapport sexuel avec une personne porteuse du virus lors d'une primo-infection, d'une récurrence ou d'une excrétion virale asymptomatique. Le virus peut être transmis aussi lors de la pratique d'un cunnilingus ou d'une fellation (de la bouche au sexe).

Toute maladie sexuellement transmissible qui provoque des lésions cutanéo-muqueuses au niveau des parties génitales augmente le risque de contamination par le VIH (virus du SIDA).
En effet, les plaies génitales favorisent la pénétration de ce virus dans l'organisme ; d'où la nécessité absolue pour ces partenaires d'avoir des rapports sexuels protégés.
(2)

Source :
(2) Conférence de consensus : Prise en charge de l'herpès cutanéo-muqueux chez le sujet immunocompétent (manifestations oculaires exclues) Mercredi 7 novembre 2001 Espace Landowski - Boulogne ANAES
http://www.anaes.fr/anaes/publications.nsf/(ID)/8219EB031370534FC1256C5C0035908C/$file/herpes_long.pdf


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