Les maladies des Voyageurs



Le paludisme est provoqué par un parasite appelé Plasmodium et transmis par un moustique femelle, l'anophèle. Il existe plusieurs espèces de parasites, le plus dangereux étant Plasmodium falciparum, responsable des accès graves de paludisme. Cette maladie entraîne 2 millions de mort par an à travers le monde, dont un million d'enfants de moins de cinq ans (7). L'Afrique paie le plus lourd tribut à la maladie.
Le délai d'apparition des symptômes varie d'une semaine à quelques mois, selon l'espèce incriminée. Les premiers signes cliniques sont un état grippal avec fièvre, mal de tête et embarras gastrique. En l'absence de traitement, le malade évolue vers des accès de fièvre rythmée un jour sur deux ou sur trois selon l'espèce de parasite. Si la crise est due à P. falciparum, la maladie évolue parfois rapidement vers l'accès pernicieux dont l'issue peut être fatale.
Les principaux antipaludéens sont la chloroquine, la méfloquine, la doxocycline, et les associations chloroquine-proguanil et atovaquone-proguanil. Les modalités du traitement curatif varient selon la région visitée et le traitement prophylactique (quand il existe). Problème majeur : les résistances aux médicaments, de plus en plus nombreuses.
Il existe une chimioprévention (médicaments à prendre avant le départ, durant le séjour et de 1 à 4 semaines après le retour - selon la chimioprophylaxie utilisée et adaptée à la zone d'endémie) qui doit de toute façon être associée aux mesures anti-moustiques. Mesures contre les piqûres d'insecte (encadré).
Conseils hygiéno-diététiques
Pour prévenir les maladies qui se transmettent par l'alimentation (hépatite A, typhoïde, poliomyélite, choléra, diarrhée des voyageurs), vous devez respecter certaines règles. D'abord, ne buvez que de l'eau en bouteille capsulée, filtrée ou encore bouillie, pelez fruits et légumes consommés crus et veillez à bien cuire les autres aliments. N'oubliez pas de vous laver les dents à l'eau minérale. Vous éviterez aussi la consommation de viandes saignantes, de fruits de mer, de glaces et de glaçons. Se laver les mains avant et après les repas. Enfin, il importe de stocker la nourriture sous abri.
Essentiellement les zones inter-tropicales (surtout l'Afrique).
L'OMS a défini 3 zones d'endémie selon la chimiorésistance au paludisme (Zone 1 : pas de résistance ; zone 2 : résistance à la chloroquine ; zone 3 : résistance à la chloroquine élevée et multi-résistance).
Source :
7 - Aide-mémoire de parasitologie et de pathologie tropicale, Patrice Bourée, (Flammarion)
