Le paludisme



Avant de partir en zone impaludée entreprendre un traitement préventif.
Cette prescription médicamenteuse relève d'une consultation médicale personnalisée. Le traitement choisi, le dosage et la durée de prescription seront adaptés :Prévoir cette consultation à l'avance : les traitements débutent en général la veille ou le jour d'arrivée dans la zone à risque, mais certains débutent plusieurs jours (10 jours) avant le départ afin d'évaluer la tolérance.
Les traitements antipaludiques ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale.
Les anti-paludéens
Les médicaments antipaludiques appartiennent à des familles chimiques différentes.
Les principaux anti-paludéens recommandés par le Conseil Supérieur d'Hygiène de France, CSHF, en chimioprophylaxie sont : la chloroquine, l'association chloroquine-proguanil, la méfloquine, la doxycycline et l'association atovaquone-proguanil.
Sur place : sans piqûre d'anophèle, pas de paludisme Aucun traitement médicamenteux n'assurant une protection totale, il est indispensable, sur place, de se protéger des piqûres de moustiques :
Devant toute fièvre au cours du séjour, il faut songer au paludisme et consulter rapidement un médecin.
Au retour : il est essentiel, de poursuivre le traitement selon la prescription (7 jours ou 4 semaines selon le traitement). C'est une période pendant laquelle le parasite peut encore être présent dans l'organisme.
Devant toute fièvre durant les mois qui suivent le retour, il faut consulter en urgence en signalant le voyage en zone d'endémie palustre, car toute fièvre au retour d'un voyage doit être considérée à priori comme un paludisme, jusqu'à preuve du contraire.
Devant une suspicion de paludisme il faut agir en situation d'urgence. Le traitement du paludisme doit être mis en place le plus rapidement possible. L'hospitalisation est parfois nécessaire, éventuellement en service de réanimation si des signes de gravités sont présents.
Divers molécules et leurs associations sont utilisés. Le choix d'un traitement curatif dépend de différents paramètres : médicaments disponibles, efficacité sur la souche de parasites, rapidité d'action et effets secondaires, gravité de l'infection, âge de la personne.
Le traitement d'un accès simple est réalisé par voie orale le plus souvent. La prise en charge d'un accès pernicieux nécessite le recours à une perfusion et à une surveillance médicale étroite (hospitalisation voire réanimation). Notons que les souches résistantes sont de plus en plus nombreuses dans certaines régions du monde en raison de la résistance médicamenteuse.
Réalisé selon les " Recommandations Sanitaires pour les voyageurs 2004 " - BEH n°26-27/2004 ; 113-117. L'Institut de veille Sanitaire :
http://www.invs.sante.fr/beh/2004/26_27/beh_26_27_2004.pdf
