Le paludisme

Prise en charge

La prévention contre le paludisme passe par l'observance simultanée de 2 types de mesures :
  • la prévention contre les piqûres d'anophèles infestants,
  • la prise d'un traitement préventif permettant d'empêcher le parasite de se développer.

Avant de partir en zone impaludée entreprendre un traitement préventif.

Cette prescription médicamenteuse relève d'une consultation médicale personnalisée. Le traitement choisi, le dosage et la durée de prescription seront adaptés :
  • au voyage : en tenant compte de la fréquence de la résistance aux traitements antipaludéens de la zone visitée, de la durée du séjour, du lieu du séjour : forêt, ville, altitude et de la saison ;
    > Consultez notre rubrique mieux comprendre en image : la carte des régions impaludées
  • au profil du voyageur : âge, antécédents pathologiques, éventuel état de grossesse, tolérance au traitement, une possible interaction médicamenteuse avec d'autres traitements en cours...

Prévoir cette consultation à l'avance : les traitements débutent en général la veille ou le jour d'arrivée dans la zone à risque, mais certains débutent plusieurs jours (10 jours) avant le départ afin d'évaluer la tolérance.

Les traitements antipaludiques ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale.

Sur place : sans piqûre d'anophèle, pas de paludisme Aucun traitement médicamenteux n'assurant une protection totale, il est indispensable, sur place, de se protéger des piqûres de moustiques :

  • utiliser des répulsifs directement sur la peau et en imprégner les vêtements - à renouveler régulièrement ;
  • préférer les pièces climatisées, protéger les ouvertures par des moustiquaires, utiliser des insecticides et renouveler régulièrement (spray, serpentins, diffuseurs ...) ;
  • porter dès la tombée de la nuit des vêtements clairs et couvrants et éviter de sortir le soir ;
  • dormir sous une moustiquaire en bon état, imprégnée de produit répulsif et bien bordée.
> Consultez notre rubrique conseil aux voyageurs et Se protéger des moustiques

Devant toute fièvre au cours du séjour, il faut songer au paludisme et consulter rapidement un médecin.

Au retour : il est essentiel, de poursuivre le traitement selon la prescription (7 jours ou 4 semaines selon le traitement). C'est une période pendant laquelle le parasite peut encore être présent dans l'organisme.

Devant toute fièvre durant les mois qui suivent le retour, il faut consulter en urgence en signalant le voyage en zone d'endémie palustre, car toute fièvre au retour d'un voyage doit être considérée à priori comme un paludisme, jusqu'à preuve du contraire.


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Devant une suspicion de paludisme il faut agir en situation d'urgence. Le traitement du paludisme doit être mis en place le plus rapidement possible. L'hospitalisation est parfois nécessaire, éventuellement en service de réanimation si des signes de gravités sont présents.

Le traitement d'un accès simple est réalisé par voie orale le plus souvent. La prise en charge d'un accès pernicieux nécessite le recours à une perfusion et à une surveillance médicale étroite (hospitalisation voire réanimation). Notons que les souches résistantes sont de plus en plus nombreuses dans certaines régions du monde en raison de la résistance médicamenteuse.

Réalisé selon les " Recommandations Sanitaires pour les voyageurs 2004 " - BEH n°26-27/2004 ; 113-117. L'Institut de veille Sanitaire :
http://www.invs.sante.fr/beh/2004/26_27/beh_26_27_2004.pdf


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