Le paludisme

Traitements expliqués : les traitement prophylactiques


Alors que le paludisme faisait des ravages durant la seconde guerre mondiale dans les troupes américaines en Asie du Sud-Est, un antipaludique est synthétisé.

Après la guerre, de vastes programmes sont lancés à travers le monde pour l'éradication de la maladie : ceux-ci reposent sur le déversement de tonnes d'insecticides pour détruire les insectes et sur l'administration d'un traitement à toute la population exposée.

Les premières résistances au traitement ne tardent pas à apparaître, d'abord en Asie du Sud-Est, puis dans certaines régions d'Amérique du Sud et d'Afrique de l'Est.

Sous l'effet de la pression médicamenteuse, les parasites élaborent des mécanismes de résistance par des voies métaboliques qui leur permettent de ne plus être sensibles aux médicaments.


Les premières résistances du parasite Plasmodium se font à la chloroquine. Elles concernent principalement P. falciparum, le plus fréquent mais aussi le plus dangereux ; mais d'autres espèces du Plasmodium présentent également des résistances.

Cette résistance du parasite à la chloroquine est appelé chloroquino-résistance ; elle se caractérisée par la persistance de parasites malgré le traitement. Trois seuils de résistances ont été définis en fonction du taux de parasites dans le sang (parasitémie) après traitement.

Ces 3 seuils correspondent aux classements par zone des pays, appelés par l'OMS : zones 1, 2, 3.
  • zone 1 : disparition des parasites au 7ème jour, suivie d'une réapparition,
  • zone 2 : diminution de la parasitémie,
  • zone 3 : aucune diminution de la parasitémie.

Les pays du groupe 0 sont des pays sans paludisme.

La prescription d'un traitement prophylaxique antipaludéen est donc compliquée du fait de l'existence de résistances des parasites aux différents antipaludiques, avec une fréquence et une intensité variables selon les zones. Seul votre médecin a connaissance des données épidémiologiques mises à jours et pourra vous prescrire un traitement adapté à votre voyage et à votre profil.


Au cours de sa vie, au sein de l'organisme humain, le parasite passe successivement par plusieurs stades. Chaque stade se termine par une forme différente du parasite. Les traitements antipaludéens mis au point pour lutter contre ce parasite agissent sur les différentes étapes de son évolution.

Pendant le temps de circulation dans le sang, après la piqûre du moustique infecté (l'anophèle) et jusqu'à l'arrivée du parasite dans le foie : aucun médicament n'est actif.

Certains traitements interviennent au niveau du foie : proguanil, atovaquone. D'autres interviennent sur les cycles d'évolution s'opérant dans le sang : chloroquine, méfloquine, cyclines, quinine.

> Consultez notre rubrique mieux comprendre : le cycle de développement du parasite


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