La Rhinite Allergique

Chiffres et fréquence

1968
3,8%
1982
10,2%
1992
28,5%
Source : étude Isaac

 
Enfants de 6/7 ans
Adolescents de 12/14 ans
Rhume des foins
7,1 %
16,7 %
Rhinite perannuelle
(+ de 7 mois par an )
 
2,9 %
Rhino-conjonctivite dans les 12 derniers mois
5,6 %
16 %

La rhinite allergique touche 10 à 25 % de la population mondiale et sa prévalence est en constante augmentation. En France, les données épidémiologiques montrent que plus de 15 % de sujets de 15 à 50 ans ont une rhinite allergique induite par les pollens. Pourtant, nombre de patients ne consultent pas : plus de 20 % d'entre eux demandent seulement conseil à leur pharmacien (e-sante.fr).


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Deux rhinites de plus en plus fréquentes
Jusqu'à présent, on distinguait deux grands types de rhinites allergiques : les rhinites saisonnières et les rhinites perannuelles. Mais en raison des difficultés à les différencier et dans la mesure où plus de la moitié des patients sont allergiques tant aux pollens qu'aux acariens, la classification de cette affection a été modifiée. La nouvelle classification de la rhinite allergique utilise à la fois des symptômes et des paramètres de qualité de vie. Elle est fondée sur la durée, permettant la distinction en maladie intermittente ou persistante, et sur la sévérité, permettant la distinction en maladie légère ou modérée-sévère (OMS).

La fréquence de la rhinite allergique, comme toutes les maladies allergiques, est en augmentation dans le monde depuis ces dernières années. Au début du 20ème siècle elle ne concernait que 1 % de la population. En cent ans son accroissement est notable puisqu'elle touche aujourd'hui 20 % à 40 % de la population et, dans les pays industrialisés, la fréquence des rhinites allergiques a doublé en 30 ans. On estime que 10 à 15 % des habitants de ces pays souffrent à divers degrés de ce trouble. Cette recrudescence ne semble pas tant liée à la pollution extérieure qu'au confinement des habitations. L'isolation de ces dernières a pour effet d'augmenter la densité des allergènes domestiques, tels que les produits d'entretien ou les acariens, à l'intérieur des logements (doctissimo).
La fréquence de la rhinite allergique varie avec l'âge, très faible chez le jeune enfant, elle augmente quand l'enfant grandit pour devenir maximale à la fin de l'adolescence et chez l'adulte jeune. Elle décroît ensuite rapidement chez l'adulte plus âgé. Les garçons sont plus souvent atteints que les filles avant l'âge de 10 ans, ce ratio s'équilibrant par la suite. 7,1 % des enfants de 6-7 ans et 15 % des adolescents souffrent de rhume des foins. Près de 3 % de cette dernière catégorie d'âge sont atteints d'une rhinite perannuelle.

Rhinite allergiquePar ailleurs, la fréquence du rhume des foins varie selon les régions et peut atteindre des sujets allergiques aux pollens de février à septembre. Par exemple, en région rhodanienne, l'incidence de la rhinite allergique est plus élevée en raison de la pollinose à l'Ambrosia et s'étend jusqu'au mois de septembre ; de même sur le bord de la Méditerranée, le risque est accru du fait de la présence importante de pollens d'oléacées, de pariétaires et de cyprès, débutant parfois dès le mois de novembre mais principalement en janvier.
Les facteurs actuellement retenus pour expliquer la fréquence accrue des rhinites allergiques sont la sensibilité ethnique, la classe sociale, la taille de la cellule familiale et la consommation de tabac chez la femme enceinte. La pollution, pourtant souvent mise en cause, est quant à elle contestée.
De nombreux allergènes sont à l'origine des rhinites allergiques.

Rhinite allergiqueDans les pollinoses, le moment d'apparition des crises renseigne sur les pollens responsable de l'allergie :
  • au début de l'année, c'est le pollen des arbres (cyprès, chêne, orme, érable, bouleau, genévrier, olivier, platane),
  • au début de l'année, c'est le pollen des arbres (cyprès, chêne, orme, érable, bouleau, genévrier, olivier, platane),
  • en automne, le pollen des herbes sauvages (l'ambroise ou herbe-à-poux dans la région lyonnaise).
AcarienDans les rhinites allergiques perannuelles, les allergènes concernés sont :
  • La poussière de maison, qui contient des acariens. Le responsable le plus souvent identifié est le Dermatophagoïdes pteronyssinus. Il adore les squames humaines et les pellicules, prolifère dans les maisons fraîches et humides et déteste le soleil. Les oreillers, les duvets, les édredons remplis de plumes sont des réservoirs d'acariens.
  • Les blattes
  • Les animaux : les chats en particulier, mais aussi les chiens et les chevaux.
  • Les moisissures et les champignons sont très présents pendant les saisons humides et à l'intérieur des maisons.


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