


Il n'existe aucun test de laboratoire permettant de confirmer le diagnostic de SJSR. Après avoir exclu d'autres affections comme causes possibles, le médecin porte le diagnostic d'après la description des sensations ressenties par le patient. Ce diagnostic repose sur la mise en évidence des quatre symptômes obligatoires :
1. Impatience ou envie irrésistible de bouger les membres inférieurs habituellement accompagnée de sensations désagréables au niveau des jambes.
2. Survenue ou aggravation au repos ou si le sujet est inactif.
3. Amélioration, au moins passagère, de l'inconfort en marchant ou en étirant les pieds ou les jambes.
4. Survenue quasi exclusive le soir ou la nuit. Dans les formes sévères, les symptômes peuvent apparaître aussi le jour, mais ils ont débuté auparavant la nuit.
Le Groupe International d'Etude sur le Syndrome des jambes sans repos (IRLSSG) a clairement défini ces critères et les examens complémentaires qui permettent d'identifier le syndrome, dont une recherche de carence en fer.
Diagnostic différentiel
Il est essentiel que ces 4 symptômes soient réunis, car le SJSR peut être confondu avec d'autres affections.
Très souvent une insuffisance veineuse est évoquée. D'autres affections neurologiques ont des symptômes proches avec des sensations sur la peau, douloureuses ou non, mais toujours désagréables, les crampes musculaires, des altérations de la perception sensitive des pieds ou des orteils, le syndrome des pieds brûlants. Mais d'une façon générale ces pathologies ne sont pas améliorées par le mouvement.
L'athérosclérose des membres inférieurs peut être également évoquée. Toutefois, dans l'athérosclérose des artères, les douleurs sont accentuées à la mobilisation, les patients étant obligés de faire des pauses durant la marche.
