Les tumeurs de l'ovaire

Prise en charge


L'abstention thérapeutique est la règle pour les kystes fonctionnels. Une surveillance régulière doit néanmoins être instaurée. Il doit disparaître au bout de 2 ou 3 cycles. S'il ne disparaît pas il faudra le considérer comme un kyste organique et l'opérer.

Ils sont fréquents chez la jeune adolescente entre 10 et 16 ans.
(Source : Recommandations pour la pratique clinique ; Prise en charge des kystes de l'ovaire présumés bénins (2001) : Collège National des Gynécologues Obstétriciens de France. www.cnfgof.asso.fr/D_PAGES/ PURPC_09.HTM)


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Ils sont en règle générale opérés.

Le chirurgien, devant un kyste organique d'apparence bénin à l'échographie, aura toujours une attitude très prudente. Si la tumeur ne présente pas de signe de malignité, il proposera une coelioscopie diagnostique voire curatrice. Il visualisera le kyste ; si celui-ci ne présente aucun signe de malignité, il pourra l'enlever. Le kyste entier sera envoyé dans un laboratoire d'anatomopathologique pour un examen minutieux au microscope.

Avant l'opération, la patiente sera avertie d'une éventuelle conversion de la coelioscopie en laparotomie. En effet, si la tumeur visualisée est très grosse ou présente des signes de malignité, il vaudra mieux pratiquer une intervention classique à ventre ouvert.

Chez l'adolescente, la présence d'un kyste organique avec des marqueurs tumoraux normaux sera souvent un kyste dermoïde bénin et la coelioscopie sera le traitement de choix de ces kystes.

Chez les femmes jeunes, le chirurgien effectuera un geste conservateur dans la mesure du possible, c'est-à-dire qu'il fera tout pour respecter les ovaires.
Chez la femme proche de la ménopause ou ménopausée, les ovaires seront en général enlevés avec le kyste.

Une surveillance régulière sera établie : examens gynécologiques, échographies.


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Les tumeurs borderline doivent aussi être opérées, le diagnostic n'étant définitif qu'après l'analyse anatomopathologique de la tumeur. Ce sont des tumeurs très peu agressives. Elles ne nécessitent en général pas de traitement complémentaire. Les patientes seront régulièrement surveillées (examen gynécologique, échographies) après l'intervention.


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Chirurgie

Elle est la pierre angulaire du traitement, l'objectif est d'enlever la tumeur ainsi que les éventuelles greffes cancéreuses dans l'abdomen si le cancer en est à un stade évolué. Le chirurgien doit enlever la tumeur ou au moins réduire sa taille. Il enlèvera l'ovaire atteint, l'autre ovaire, les trompes et l'utérus.
Si des métastases existent sur le péritoine, le colon ou l'intestin, il est parfois possible d'enlever tout ou partie de ces organes.

Les femmes en âge de procréer et dont la découverte d'un cancer de l'ovaire est faite à un stade précoce pourront bénéficier d'un traitement conservateur du deuxième ovaire s'il n'est pas atteint afin de préserver une éventuelle future grossesse.

Chimiothérapie

Selon le stade d'évolution de la tumeur de l'ovaire, une chimiothérapie sera mise en route après la chirurgie de résection ou réduction tumorale.
La plupart des patientes auront des cures de chimiothérapie en complément de la chirurgie.

Une chimiothérapie est parfois prescrite avant le traitement chirurgical afin de diminuer le volume d'une grosse tumeur.

Radiothérapie

La radiothérapie de « consolidation » après chirurgie et chimiothérapie est moins utilisée aujourd'hui, même dans les cas de stade avancé.

La surveillance des patientes

Les patientes sont surveillées régulièrement par des examens gynécologiques et des échographies, le dosage du CA 125 est aussi un élément de surveillance. C'est un bon marqueur d'une reprise éventuelle de la maladie.

Lors d'une rechute, une nouvelle chimiothérapie est mise en route dans le but de contrôler la maladie et d'améliorer la qualité de vie. Les protocoles de traitement sont beaucoup plus légers et donc mieux supportés par ces patients.

La consultation d'onco-psychologie

Comme tous les cancers, le cancer de l'ovaire ayant souvent de fortes répercussions psychologiques sur la vie sociale et intime des patientes, il est important qu'elles puissent exprimer leurs émotions et leur anxiété ; un psychologue (ou un onco-psychologue) pourra éventuellement les soutenir dans leur combat contre la maladie.


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Les femmes qui ont dans leur famille plusieurs femmes (mère, sour...) atteintes d'un cancer de l'ovaire, après une consultation d'onco-génétique, se voient proposer un test de dépistage avec une analyse de leur ADN à la recherche d'une anomalie chromosomique.

Les femmes pour lesquelles ce test s'avère positif sont placées sous étroite surveillance. Une ovariectomie préventive (ablation des ovaires) peut éventuellement être proposée.


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