Les tumeurs de l'ovaire

Symptômes et diagnostic


La plupart des tumeurs de l'ovaire sont difficiles à diagnostiquer parce qu'elles sont souvent silencieuses, elles ne sont en général pas douloureuses au début de la maladie.

Echographie pelvienne Elles peuvent être découvertes à l'occasion d'un examen gynécologique ou d'une échographie pelvienne de routine ou lors de l'apparition de complications.

> Consultez notre rubrique examen expliqué : échographie pelvienne

Lorsque des symptômes existent, ils ne sont pas spécifiques d'une tumeur de l'ovaire et pourraient donc être volontiers confondus avec d'autres pathologies : utérine, digestive, urinaire par exemple.

Rarement, le kyste peut être de volume important, allant jusqu'à plusieurs litres et entraîner un retentissement loco-régional sur le transit intestinal, sur l'appareil urinaire, ...

Les circonstances de découverte clinique d'un cancer de l'ovaire sont variées et peu spécifiques et c'est souvent à un stade avancé de la maladie que les signes cliniques apparaissent :

  • Une augmentation récente du volume de l'abdomen.
  • Des douleurs pelviennes.
  • Une sensation de pesanteur abdominale.
  • Des troubles des règles ou l'apparition d'hémorragies chez la femme ménopausée.
  • Des troubles urinaires : envie fréquente d'uriner, ...
  • Des troubles digestifs : constipation, diarrhée, nausées voire vomissements, douleurs abdominales.


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Si au cours d'un examen clinique gynécologique de routine (ou non), le médecin découvre une anomalie ou une augmentation du volume des ovaires, le premier examen demandé sera une échographie : échographie pelvienne et échographie endovaginale.
> Consultez notre rubrique examen expliqué

Les tumeurs de l'ovaire sont souvent bénignes mais le médecin doit rechercher des caractéristiques échographiques qui pourraient orienter vers un cancer : le contenu de la tumeur : solide ou liquidienne, sa taille, sa forme, l'existence de végétations intra-kystiques, l'épaisseur de la paroi.

Un doppler peut être couplé à l'échographie pour évaluer la vascularisation du kyste.

La conduite à tenir sera différente selon que la tumeur semblera bénigne ou maligne.

Un scanner ou une IRM (Imagerie à Résonance Magnétique) abdomino-pelvienne est souvent prescrit pour orienter le diagnostic ou pour commencer à faire le bilan de l'extension d'un éventuel cancer.

Chez l'adolescente, les kystes organiques sont en général des kystes dermoïdes ; dans ces kystes, on peut retrouver du tissu dentaire, des cheveux, de l'os, . ce sont des tumeurs bénignes.

Le diagnostic de bénignité ou de malignité est souvent confirmé au bloc opératoire voire après l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire.

Il est possible de doser des marqueurs tumoraux (le CA 125 pour le cancer de l'ovaire) grâce à une simple prise de sang. Les cellules de l'organisme sécrètent en effet certaines substances à des taux très bas et circulent dans le plasma sanguin.
Dans le cancer de l'ovaire, les cellules cancéreuses sécrètent ces mêmes substances en grandes quantités. La découverte d'un taux de CA 125 élevé chez une femme qui présente une masse ovarienne suspecte sera donc évocatrice d'un cancer de l'ovaire.

Cependant, dans les petits cancers débutants, le CA 125 peut être normal.

La chirurgie permet de confirmer le diagnostic de malignité ou de bénignité et d'enlever la tumeur dans la mesure du possible.

La coelioscopie diagnostique est la méthode chirurgicale de prédilection devant un kyste d'allure bénigne.

> Consultez notre rubrique traitement expliqué : la coelioscopie


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