Les tumeurs de l'ovaire

Traitements expliqués


La coelioscopie gynécologique existe depuis plus de 20 ans maintenant. Elle permet de pratiquer un certain nombre d'interventions chirurgicales sans faire de grande cicatrice de laparotomie barrant tout le ventre. Les suites opératoires sont beaucoup plus simples et la durée d'hospitalisation plus courte.

La coelioscopie Une fibre optique reliée à une caméra est introduite dans le ventre, le plus souvent à travers le nombril, après avoir fait une toute petite incision.
Les organes sont visualisés par la fibre optique et la caméra et l'image est reproduite sur un écran de télévision.
Pour avoir suffisamment de place pour travailler, l'abdomen est distendu (en général, il est dilaté avec du gaz carbonique), ceci permet au chirurgien de déplacer les organes et de mieux les visualiser.
Les instruments de chirurgie sont minuscules (quelques millimètres) ; ils sont situés au bout d'un long manche.
Ils sont introduits dans le ventre à travers des trocarts de tout petit diamètre. Les trocarts sont installés de part et d'autre de l'organe à traiter.

La coelioscopie se pratique sous anesthésie générale.

Quelquefois une coelioscopie diagnostique est pratiquée pour faire un diagnostic : observation d'un kyste ovarien, bilan d'une stérilité avec la recherche de la perméabilité des trompes, .. Aucun geste thérapeutique n'est effectué pendant ce temps chirurgical.
Une coelioscopie diagnostique peut devenir opératoire dans un deuxième temps, le geste chirurgical thérapeutique sera pratiqué dès que le diagnostic est fait (ablation d'un kyste bénin, traitement d'une grossesse extra-utérine, reperméabilisation d'une trompe.).

Les patientes seront averties avant l'intervention que la coelioscopie peut éventuellement se transformer en laparotomie ; c'est-à-dire que le chirurgien devra ouvrir le ventre parce que le geste coelioscopique ne serait pas adapté à la pathologie diagnostiquée.

Comme pour toute intervention chirurgicale, des effets secondaires propres à l'anesthésie peuvent survenir comme des nausées, vomissements. L'insufflation de gaz dans l'abdomen peut aussi entraîner des douleurs post-opératoires pouvant remonter dans les épaules.

Il est possible de prendre des douches dès le lendemain de l'opération, il est conseillé en revanche d'attendre une semaine avant de prendre un bain. Si des symptômes apparaissent à la suite de l'opération : fièvre, douleurs, il est nécessaire de consulter son médecin.


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Le but de la chimiothérapie est de réduire des tumeurs qui n'auront pas pu être entièrement enlevées au cours de la chirurgie mais aussi d'éliminer les cellules cancéreuses qui ne sont pas détectables à l'oeil nu.
Plusieurs médicaments sont associés, le protocole suivi est différent selon le stade d'évolution de la maladie, le type de tumeur.

Les effets secondaires des médicaments de chimiothérapie sont variables et nombreux, en effet, ils sont toxiques pour les cellules cancéreuses mais aussi pour les cellules normales de l'organisme : tels que asthénie et fatigue, troubles gastro-intestinaux, douleurs abdominales, chute des cheveux, fièvre, réactions allergiques, chute des globules rouges et blancs, pouvant aller jusqu'à l'aplasie médullaire, douleurs articulaires et musculaires, neuropathies (pathologies nerveuses). Ces effets secondaires sont en général passagers. Tout rentre souvent dans l'ordre quand les cures de chimiothérapie sont terminées.

Chez une patiente souffrant d'un cancer de l'ovaire à un stade avancé, une chimiothérapie intensive est parfois possible grâce à une autogreffe de cellules de moelle osseuse.

Cette technique permet d'administrer de fortes doses de médicaments afin de détruire le maximum de cellules cancéreuses. Cette chimiothérapie étant particulièrement toxique pour l'organisme et les cellules sanguines, une autogreffe de moelle peut permettre de passer la période critique d'aplasie médullaire.


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