La vaccination

Les vaccins actuels

La maladie :(11, 11 bis)
La coqueluche est une maladie bactérienne, transmise par voie aérienne très contagieuse. La période d'incubation est de 10 jours [extrêmes : 7-21 jours]. La contagiosité est au maximum la première semaine. Elle décroît ensuite mais peut persister trois semaines. Selon les années, en France, 200 à 600 cas de coqueluche sont identifiés par an en moyenne, chez le nourrisson, dont les ¾ sont hospitalisés. Les nourrissons de moins de trois mois représentent environ 40% des cas, ils sont le plus souvent non vaccinés et contaminés par leur entourage, avec un risque élevé de forme grave. L'hospitalisation s'impose chez les enfants de moins de 6 mois pour mettre en place une surveillance cardio-respiratoire.
Chez le nourrisson, elle donne des quintes de toux typiques, pouvant s'accompagner d'un blocage respiratoire (asphyxie) et de bradycardie, ce qui fait toute la gravité de cette maladie, d'autant plus que le nourrisson est jeune.

Chez l'adulte, elle se traduit par une toux atypique, souvent prolongée, difficile à diagnostiquer donc prise en charge tardivement, ce qui favorise la transmission de la maladie, notamment chez les tout petits.

La maladie comme la vaccination, faite enfant, ne protége pas à vie. Aussi, la vaccination contre la coqueluche est recommandée chez les futurs parents et certains professionnels de santé ou de collectivités en contact avec les enfants. La coqueluche est en recrudescence car des adultes ne sont plus immunisés, peuvent se contaminer et contaminer ainsi de jeunes nourrissons de leur entourage. En effet, l'immunité du vaccin diminue avec le temps.

Le vaccin :
Deux types de vaccins anticoquelucheux étaient disponibles jusqu'en 2005 en France :

  • Un vaccin à germes entiers : il s'agit d'un vaccin « ancien » introduit en 1926 (37), dans lequel la bactérie est entière et tuée.
  • Des vaccins acellulaires : c'est un vaccin plus récent, introduit en 1981 (37) : constitué de sous-unités extraites de la bactérie.

Le vaccin à germe entier n'est plus disponible en France depuis fin 2005 (9). Ce vaccin était efficace, mais aujourd'hui les vaccins anticoquelucheux acellulaires ont apporté la preuve d'une tolérance améliorée par rapport à celles du vaccin à germes entiers.

Seul le vaccin acellulaire est actuellement disponible (9) : il est mieux toléré.

Le vaccin anticoquelucheux s'utilise en association.

Les modalités de la vaccination : (44)
Le calendrier vaccinal recommande :

  • de vacciner les nourrissons dès l'âge de 2 mois : primo-vaccination à 2, 3 et 4 mois ; car plus l'enfant est jeune, plus la maladie peut être grave.
  • de procéder à un rappel entre 16-18 mois et 11 et 13 ans avec un vaccin coquelucheux acellulaire, en même temps que le 3ème rappel dTP.

La vaccination contre la coqueluche est également recommandée pour certains professionnels et dans certaines circonstances :

  • la vaccination des adultes en contact avec des nourrissons trop jeunes pour avoir reçu trois doses de vaccins coquelucheux, c'est-à-dire personnel médical et paramédical des maternités, des services de néonatologie, de tout service de pédiatrie prenant en charge des nourrissons âgés de moins de 6 mois. Pour les étudiants des filières médicales ou paramédicales, il est recommandé de pratiquer cette vaccination à l'occasion d'un rappel décennal dTP en utilisant un vaccin à quatre valences.
  • la vaccination des adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir.
  • La vaccination, à l'occasion d'une grossesse, des membres du foyer (enfant qui n'est pas à jour pour cette vaccination, adulte qui n'a pas reçu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années) selon les modalités suivantes : père et enfants : durant la grossesse de la mère / mère : le plus tôt possible après l'accouchement.

Un vaccin quadrivalent (dTP-coqueluche) est disponible pour les adultes à l'occasion d'un rappel. En cas de survenue d'un ou plusieurs cas de coqueluche, et en l'absence de vaccin coquelucheux simple, il peut être réalisé 2 ans après un vaccin dTP, sans attendre l'intervalle de 10 ans habituel entre 2 rappels. (44) Actuellement, 1 seule injection de vaccin coquelucheux est recommandée chez l'adulte.


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La maladie : (12, 13)
La rougeole est une infection virale due à un virus respiratoire qui se transmet par les sécrétions pharyngées. Le virus est très contagieux.
La maladie se traduit par une éruption généralisée accompagnée d'une fièvre élevée, d'un encombrement des fosses nasales et d'une conjonctivite.

La rougeole expose à un certain nombre de complications : (12)

  • des complications respiratoires (infections pulmonaires) et auriculaires
  • des complications du système nerveux (encéphalites) pouvant être mortelles
  • des cécités
  • des diarrhées sévères

Le vaccin contre la rougeole a été introduit dans le calendrier vaccinal français en 1983 pour tous les nourrissons. On a alors observé au fil des années une nette diminution des cas de rougeole. Cependant, le taux de couverture vaccinale chez l'enfant de moins de 24 mois reste insuffisant pour éliminer la maladie et un certain nombre d'adolescents et de jeunes adultes ne sont pas immunisés, ce qui entraîne un risque de survenue d'épidémies de rougeole. (44)

4448 cas ont été recensés en 2004 (c'est une maladie à déclaration obligatoire). (13)

Dans les pays peu vaccinés, la rougeole atteint de manière permanente les enfants avec des conséquences sanitaires importantes.

Dans le monde, plus de 30 millions de personnes sont atteintes de rougeole chaque année. En 2004, 454000 décès dans le monde, dont une majorité d'enfants ont été imputés à la rougeole. (12)
C'est donc une cause majeure de décès du jeune enfant, dans les pays en voie de développement.

Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1963.
Il s'agit d'un vaccin vivant atténué.
En France, ce vaccin est utilisé en association sous la forme d'un vaccin trivalent (Rougeole, Oreillons, Rubéole). Le vaccin est gratuit pour les enfants âgés de 12 mois à 13 ans.

Les modalités de la vaccination : (44)
Tous les enfants âgés de 24 mois doivent avoir reçu 2 doses du vaccin trivalent.

La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un intervalle d'au moins un mois entre les 2 injections).

Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé d'administrer la première dose de vaccin trivalent à l'âge de 9 mois, la deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.

Les enfants entre 24 mois et 15 ans en 2007 (nés entre 1992 et 2005) doivent avoir reçu 2 doses de vaccin trivalent.

Les personnes âgées de 16 à 27 ans (nées entre 1980 et 1991) n'ayant jamais été vaccinées contre la rougeole, doivent recevoir une dose de vaccin trivalent. Il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d'un risque tératogène théorique.

Les femmes nées avant 1980 (âgées de plus de 27 ans en 2007) non vaccinées peuvent l'être lors d'une consultation de contraception ou prénuptiale, par exemple. Il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les 2 mois suivant la vaccination, en raison d'un risque tératogène théorique.
Il n'y a pas lieu de vacciner des femmes ayant reçu 2 vaccinations préalables.

Les femmes dont la sérologie prénatale est négative ou inconnue devront être vaccinées immédiatement après l'accouchement, ou à défaut, au plus tôt après la sortie.

Si votre enfant a plus de 2 ans et qu'il n'a pas reçu ses 2 doses de vaccin, il n'est pas trop tard pour le protéger. Consultez votre médecin.


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La maladie :(38, 46)
La rubéole est une infection virale se caractérisant par une éruption généralisée le plus souvent discrète, associée à une augmentation de volume des ganglions et à un fébricule.
C'est une maladie bénigne dont l'évolution est presque toujours favorable.
La majorité des rubéoles sont inapparentes, on peut donc être contaminé sans s'en rendre compte.

La gravité de cette maladie réside dans le risque de malformations qui apparaissent sur le foetus lorsque l'infection survient au cours de la grossesse : on parle alors de rubéole congénitale.
Les malformations peuvent être sévères, atteignant les yeux, les oreilles, le cour ou le système nerveux, et entraîner de lourdes séquelles.

Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1969 (37).
Il s'agit d'un vaccin vivant atténué.
En France, ce vaccin est le plus souvent utilisé en association sous la forme d'un vaccin trivalent (Rougeole - Rubéole - Oreillons).

Les modalités de la vaccination (44):
Tous les enfants âgés de 24 mois doivent avoir reçu 2 doses du vaccin trivalent.
La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un intervalle d'au moins un mois entre les 2 injections).

Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé d'administrer la première dose de vaccin trivalent à l'âge de 9 mois, la deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.

Les enfants entre 24 mois et 15 ans en 2007 (nés entre 1992 et 2005) doivent avoir reçu 2 doses de vaccin trivalent.

Les personnes âgées de 16 à 27 ans (nées entre 1980 et 1991) jamais vaccinées contre la rougeole doivent recevoir une dose de vaccin trivalent. Il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination.

Les femmes nées avant 1980 (âgées de plus de 27 ans en 2007) non vaccinées, pour qui la vaccination contre la rubéole est recommandée, et peut être pratiquée lors d'une consultation de contraception ou prénuptiale par exemple. Les sérologies préalable et post-vaccinale ne sont pas utiles. Cependant, si les résultats d'une sérologie confirmant l'immunité de la femme vis-à-vis de la rubéole sont disponibles, il n'est pas utile de la vacciner. Il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d'un risque tératogène théorique.

Il n'y a pas lieu de vacciner des femmes ayant reçu 2 vaccinations préalables.

Pour les femmes enceintes, si la sérologie prénatale est négative ou inconnue : la vaccination ne pouvant être pratiquée pendant la grossesse, elle devra être pratiquée immédiatement après l'accouchement, de préférence avant la sortie de la maternité (14), ou à défaut au plus tôt après la sortie.


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La maladie :(38)
La maladie est dûe à un virus, transmis par voie aérienne. Elle se traduit habituellement par une inflammation et un gonflement des glandes salivaires (glandes parotides).
La guérison spontanée rapide est la règle.

Des complications peuvent survenir :

  • une méningite : il s'agit d'une méningite virale en règle générale bénigne (rarement, risques de séquelles à type de surdité).
  • une inflammation des testicules ou des ovaires : cette complication est plus fréquente après la puberté. Rarement, elle peut entraîner une stérilité.

La vaccination généralisée pourrait permettre l'élimination de cette maladie.

Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1967 (37).
Il s'agit d'un vaccin vivant atténué pratiqué en association sous la forme d'un vaccin trivalent (Rougeole - Rubéole - Oreillons).

Modalités de la vaccination : (44)
Tous les enfants âgés de 24 mois doivent avoir reçu 2 doses du vaccin trivalent.

La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un intervalle d'au moins un mois entre les 2 injections) (9).

Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé d'administrer la première dose de vaccin trivalent à l'âge de 9 mois, la deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.

Les enfants entre 24 mois et 15 ans en 2007 (nés entre 1992 et 2005) doivent avoir reçu 2 doses de vaccin trivalent.

Les personnes âgées de 16 à 27 ans (nées entre 1980 et 1991) n'ayant jamais été vaccinées contre la rougeole doivent recevoir une dose de vaccin trivalent. Il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les 2 mois suivant la vaccination, en raison d'un risque tératogène théorique.

Les femmes nées avant 1980 (âgées de plus de 27 ans en 2007) non vaccinées peuvent l'être lors d'une consultation de contraception ou prénuptiale, par exemple. Il est nécessaire de s'assurer de l'absence d'une grossesse débutante et d'éviter toute grossesse dans les 2 mois suivant la vaccination, en raison d'un risque tératogène théorique.
Il n'y a pas lieu de vacciner des femmes ayant reçu 2 vaccinations préalables.


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La maladie :
Haemophilus influenzae est une bactérie de la gorge et des voies aériennes pouvant provoquer des infections sévères chez le nourrisson et le jeune enfant.

Les infections les plus graves provoquées par ce germe sont :

  • La méningite à Haemophilus influenzae de type b : Avant la généralisation de la vaccination, c'était la première cause des méningites graves du nourrisson, entraînant de lourdes séquelles voire le décès.
  • L'épiglottite : C'est une infection au niveau de l'épiglotte (larynx) constituant une menace mortelle car pouvant obstruer les voies aériennes et entraîner une asphyxie.

Dans les pays développés, ces infections ont pratiquement disparu depuis la généralisation de la vaccination. (14)

Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1988 (37).
Il est efficace et généralement bien toléré, dans le respect des règles de bon usage.
Ce vaccin est également disponible en association avec les vaccins dyphtérie-tétanos-polio-coqueluche +/- hépatite B (vaccin pentavalent ou vaccin hexavalent).

Les modalités de la vaccination (44) :
Trois injections à un mois d'intervalle sont pratiquées chez le nourrisson (primovaccination) à l'âge de 2, 3 et 4 mois. (44)
Un rappel est fait entre 16 et 18 mois. Il est recommandé d'utiliser le vaccin pentavalent. (44)
Un rattrapage vaccinal peut être effectué jusqu'à l'âge de 5 ans.


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La maladie :
Le virus de l'hépatite B atteint les cellules du foie et provoque l'hépatite B, maladie potentiellement grave en raison d'un passage à la chronicité dans 2 à 10 % des cas avec des risques d'évolution vers une cirrhose et un cancer du foie. Le virus de l'hépatite B est transmis par le sang, par voie sexuelle (il s'agit alors d'une MST), ou encore de la mère à l'enfant durant la grossesse.

Il peut provoquer une maladie aiguë, et chez un sujet sur 1000, l'évolution se fera vers une hépatite fulminante, c'est-à-dire une destruction massive et rapide des cellules du foie, le plus souvent mortelle en l'absence d'une greffe de foie en urgence. (15)

VHB

L'hépatite B est un problème majeur de santé publique : on estime qu'il existe 300 000 porteurs chroniques du virus de l'hépatite B en France (16). Chaque année, deux millions de personnes dans le monde meurent de l'hépatite B. La France fait partie des pays de faible endémie pour le virus de l'hépatite B. Néanmoins, l'hépatite B reste encore un problème majeur de santé publique en France, le taux de couverture vaccinal restant très insuffisant.
(Site INVS - Infection par le virus de l'hépatite B - Aide-mémoire
http://www.invs.sante.fr/surveillance/hepatite_b/default.htm)

Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1981 (37). Le vaccin est fabriqué par génie génétique. Il protège de façon efficace contre les maladies graves comme les hépatites, les cirrhoses et le cancer du foie qui peuvent résulter d'une hépatite B. Son efficacité atteint pratiquement 100%. (19)

Les modalités de la vaccination : (44)
La vaccination contre l'hépatite B est obligatoire pour les professionnels de santé (et les étudiants des filières médicales, pharmaceutiques et des autres professions de santé) suivants :

  • professions médicales et pharmaceutiques : médecin, chirurgien-dentiste, pharmacien, sage-femme
  • autres professions de santé : infirmier, masseur kinésithérapeute, pédicure podologue, manipulateur d'électroradiologie médicale, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, technicien en analyses biomédicales.
Il n'y a plus d'obligation vaccinale contre l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite à l'entrée dans les filières de formation pour les audioprothésistes, ergothérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, psychomotriciens (néanmoins, ces personnes peuvent être soumises à l'obligation vaccinale lorsqu'elles exercent dans un établissement dans lequel le personnel exposé doit être vacciné, si le médecin du travail évalue que l'exposition au risque le justifie).

La vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour :
  • a. nouveau-nés de mère porteuse de l'antigène HBs ;
  • b. enfants accueillis dans les services et institutions pour l'enfance et la jeunesse handicapées ;
  • c. enfants et adultes accueillis dans les institutions psychiatriques ;
  • d. enfants d'âge préscolaire accueillis en collectivité ;
  • e. personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ;
  • f. toxicomanes utilisant des drogues parentérales ;
  • g. voyageurs dans les pays de moyenne ou de forte endémie (essentiellement l'Afrique subsaharienne, l'Asie, certains pays de l'Amérique centrale et du nord de l'Amérique du sud) : le risque doit être évalué au cas par cas par le médecin vaccinateur en fonction de la durée et des conditions du voyage, du type d'activités et d'éventuels risques iatrogènes ;
  • h. Personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie ;
  • i. Personnes qui, dans le cadre d'activités professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d'être en contact direct avec des patients et/ou d'être exposées au sang et autres produits biologiques, soit directement (contact direct, projections), soit indirectement (manipulation et transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge, de déchets), [à titre indicatif et non limitatif sont concernés : les professionnels de santé libéraux, les secouristes, les gardiens de prison, les éboueurs, les égoutiers, les policiers, les tatoueurs.] ; j. personnes susceptibles de recevoir des transfusions massives et/ou itératives (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux, candidats à une greffe d'organe...) ;
  • k. entourage d'un sujet infecté par le virus de l'hépatite B ou porteur chronique de l'antigène HBs (famille vivant sous le même toit) ;
  • l. partenaires sexuels d'un sujet infecté par le virus de l'hépatite B ou porteur chronique de l'antigène HBs ;
  • m. personnes détenues qui peuvent cumuler un certain nombre de facteurs d'exposition au virus de l'hépatite B.

La pertinence d'un contrôle de l'immunité pour les personnes vaccinées après 25 ans, en dehors des catégories i et j (Cf. risques professionnels) est à examiner au cas par cas en fonction de l'intensité de l'exposition et de la présence de facteurs de non-réponse à la vaccination.

La vaccination systématique de tous les enfants dès l'âge de deux mois et avant l'âge de 13 ans est recommandée, en privilégiant la vaccination des nourrissons et des groupes à risque.

La vaccination est recommandée à partir de l'âge de 2 mois, sauf pour les enfants dont la mère est infectée par le virus de l'hépatite B où elle doit être pratiquée impérativement à la naissance.

La vaccination nécessite trois administrations, en respectant un intervalle d'au moins un mois entre la première et la seconde dose, et un intervalle de cinq à douze mois entre la seconde et la troisième dose.
Lorsque l'immunité doit être rapidement acquise (étudiants non vaccinés des filières médicales et paramédicales, départ imminent pour un séjour prolongé en zone de risque moyen ou élevé), un schéma adapté peut être proposé.

Au-delà des trois injections du schéma initial, les rappels systématiques du vaccin contre l'hépatite B ne restent recommandés que dans certaines situations ou professions de santé. (cf. ci-dessus)(44)

Néanmoins, la suppression des rappels systématiques ne s'appliquent pas aux insuffisant rénaux chroniques dialysés, chez qui une sérologie annuelle est recommandée avec un rappel dès que le taux d'anticorps descend au dessous du seuil protecteur, quelque soit l'âge.

Pour les nourrissons dont les parents préfèrent que la vaccination contre l'hépatite B soit faite en même temps que les autres vaccins par une seule injection, le vaccin combiné hexavalent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b et l'hépatite B peut être utilisé. Il est alors recommandé l'utilisation du calendrier suivant (44) :

Age
Vaccin
Valences
Deux mois Vaccin hexavalent Diphtérie,Tétanos, Coqueluche, Polio, infections à Haemophilus influenzae b, Hépatite B
Trois mois Vaccin pentavalent Diphtérie,Tétanos, Coqueluche, Polio, infections à Haemophilus influenzae b.
Quatre mois Vaccin hexavalent Diphtérie,Tétanos, Coqueluche, Polio, infections à Haemophilus influenzae b, Hépatite B
Seize à Dix-huit mois Vaccin hexavalent Diphtérie,Tétanos, Coqueluche, Polio, infections à Haemophilus influenzae b, Hépatite B


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La maladie :
Le pneumocoque est une bactérie très répandue présente dans les voies respiratoires ; elle peut être à l'origine de nombreuses infections :
  • otites
  • sinusites
  • bronchites
  • pneumonies
  • septicémies (passage de bactéries dans le sang)
  • méningites : ce sont des infections très graves par les lésions qu'elles peuvent provoquer au niveau du système nerveux et du cerveau.

En France, le pneumocoque est la première cause de méningite chez le nourrisson et l'enfant.

Le vaccin :
Il existe deux sortes de vaccin :
  • un vaccin « polyosidique », introduit en 1976 (37) : il permet une large protection contre le pneumocoque mais il n'est pas utilisable chez les nourrissons.
    Par ailleurs, la protection conférée par le vaccin est de courte durée.
  • Un vaccin « conjugué », introduit en 2000 (37) : il peut être administré dès l'âge de deux mois et protège donc le nourrisson vis-à-vis des infections graves à pneumocoque (dont la méningite).

Les modalités de la vaccination : (44)

  • Avant l'âge de 2 ans :
    Cette vaccination est recommandée à l'ensemble des enfants.
    Dans cette tranche d'âge, on utilise le vaccin conjugué, selon un schéma comportant 3 injections à un mois d'intervalle (la 1ère injection dès l'âge de 2 mois) et un rappel entre 12 et 15 mois.
  • Entre 24 et 59 mois :
    Cette vaccination est recommandée pour les enfants présentant une pathologie les exposant à un risque élevé de faire des infections invasives à pneumocoque : c'est-à-dire notamment les enfants immunodéprimés, ceux n'ayant plus de rate, ceux ayant une maladie cardiaque ou respiratoire, les diabétiques, etc.
    Dans cette tranche d'âge, on utilise 2 doses de vaccin conjugué à 2 mois d'intervalle suivies d'une dose de vaccin polyosidique au moins 2 mois après la 2ème dose de vaccin conjugué.
  • Chez les enfants de plus de 5 ans et les adultes :
    Cette vaccination avec le vaccin polyosidique est recommandée pour les personnes atteintes d'asplénie fonctionnelle ou splénectomie, de drépanocytose homozygote, de syndrome néphrotique, d'insuffisance respiratoire, d'insuffisance cardiaque, les personnes alcooliques avec hépatopathie chronique et les personnes ayant des antécédents d'infection pulmonaire ou invasive à pneumocoque.
    Dans cette tranche d'âge, on utilise le vaccin polyosidique : 1 dose à renouveler tous les 5 ans.

Sources :
11. Site Internet : http://www.invs.sante.fr/surveillance/coqueluche/default.htm
12. Organisation mondiale de la santé - Rougeole : Aide mémoire n°286 révisé en mars 2006
Site internet : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs286/fr/print.html
13. Institut National de veille Sanitaire - La rougeole. Mise en ligne le 6 juillet 2005
Site internet : http://www.invs.sante.fr/surveillance/rougeole/default.htm
14. Institut National de veille Sanitaire - Les infections invasives à Haemophilus influenzae en France : données du Centre national de référence.
Site internet : http://www.invs.sante.fr/publications/2005/snmi/pdf/haemophilus_influenzae.pdf
15. L'hépatite B - Pr JB Nousbaum- CHU de Brest -
Site internet : http://www.hepatiteweb.com/06-hepatite-b/hepatite-b.asp
44. Institut National de Veille Sanitaire. Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 31-32 du 24 juillet 2007.
38. Centre Médical de l'Institut Pasteur
Site internet : http://cmip.pasteur.fr/cmed/voy/frame-vacrythme.html 44. Calendrier vaccinal 2007 - Avis du Haut conseil de la santé publique.
Site internet : http://www.invs.sante.fr/beh/2007/31_32/beh_31_32_2007.pdf
46. Institut National de Veille Sanitaire.
Site internet : http://www.invs.sante.fr/surveillance/renarub/default.htm


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